la naviguation une drogue?

la naviguation une drogue?

Posté le 9 octobre, 2003 - 08:14
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Qu’il est difficile de ne pouvoir naviguer quand on à 37ans.

La mer à été mon quotidien mais surtout par la planche et la pèche.

Bien que possédant un corsaire que j’hiverne, mes connaissances de voile sont rudimentaires pour n’avoir jamais navigué avec un spécialiste.

Je n’ai malheureusement jamais mis les pieds dans un club de voile et au vu des tarifs ce n’est pas maintenant en ayant une maison à payer et une famille à charge que je franchirais le pas.

Plus ca vas, plus je me sens mal de ne pouvoir naviguer. Je suis en manque.

J’ai même contacte un grand professionnel de la voile pas loin de Bénodet et je lui ai fabrique une pièce mécanique (il en était enchanté) en pensant qu’il y aurait eu un retour de nav ou de renseignements comment nav. Mais non.

Ma drogue de vent et de mer me manque…. J’ai besoins d’embruns.

Et vous ?

9 commentaire(s)
  • Basile
    Basile
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    Moussaillon
    Inscription : 31/03/2000
    Messages : 5
    Le 9 octobre, 2003 - 14:18

    Est-ce que la voile nous manque, est une drogue ?

    Oui, quand bien dégusté et qu'on a ras le bol du bateau, ça ne rate pas, 1 ou 2 semaine après, on est de nouveau partant.

    Pour ton problème d'apprentissage, il semble que tu soit à Bénodet ou pas loin. Le coin est bien pour débuter. Si tu as déjà fait de la planche, lance toi avec ton bateau, mais choisi un petit coef car sinon ça pousse fort là bas.

    Fais comme quand tu as nagé la première fois dans le grand bain, fais des tours de plus en plus loin du bord.

    A+

  • Windjammer
    Windjammer
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    Matelot
    Inscription : 11/04/2003
    Messages : 1
    Le 9 octobre, 2003 - 14:57

    Il y était une fois un étudiant si pauvre qu'il errait le Dimanche sur les quais de Bordeaux en regardant les bateaux... un jour, il a cassé sa tire-lire pour payer la cotisation d'un club qui offrait un cours de navigation gratuit, et l'usage d'un "Vaurien "à l'année.
    Suivit un long parcours pour être aujourd'hui devant cet écran:
    Février et Mars: tous les Samedis et les Dimanches en "Stop" vers Arcachon, et la journée à tirer des bords sans s'arrêter ni prendre le temps de manger.
    l'été qui a suivi: équipier sur plusieurs bateaux successifs, et moniteur bénévole sur une plage ( au royaume des aveugles...)
    3 ans après, l'apprentissage de la croisière sur un petit côtre (même pas un "Corsaire") acheté avec mes premiers salaires ( l'équivalement du SMIC)
    Ensuite...Quo non ascendam ?

    La méthode: ne pas investir au-delà de ses moyens,
    -utiliser une méthode simple et complète : "La voile" par Dominique le Brun (editions Solar,Paris,1992, environ 11€) si possible ( plus difficile à trouver): "conduite d'une croisière côtière,ou "le mousse (Joseph Harand; Arthaud , Paris 1978, environ 13€). Eviter les méthodes trop prolixes et chères, qui disent en 450 pages ce qui s'explique clairement en 160.

    - apprendre progressivement et avec passion (conseil de Freud à ses étudiants). Commencer par de petites sorties, de jour, en faisant un point serré, le "mini-Morin" suspendu au cou en permanence , la carte fixée avec des élastiques sur un morceau de contreplaqué posé sur une couchette ou sur le pont jusquà force2, avec une ficelle pour qu'elle n'aille pas à la mer; apprendre à identifier les amers en se servant de l'estime, du compas de relèvement et des jumelles; apprendre à faire -mais surtout sans le faire systématiquement, ce peut être dangereux- un atterrissage par "erreur systématique".... Les premières fois , c'est décourageant, mais à la longue on progresse: la navigation est une activité technique et sérieuse, même si on la pratique dans le cadre de loisirs. Les jours de mauvais temps, faire "à blanc" des exercices de "permis-mer" ou de "capacitaire à la pêche" (ce sont les mêmes: la mer est la même pour les plaisanciers ou pour les professionnels!) et se vérifier avec les corrigés: c'est très important; en profiter pour apprendre les questions de règlementation, de priorité, de signaux; travailler les calculs de marée et de courants (cela fait partie des question d'exam).
    Manoeuvrer à tout bout de champ ( avec un Corsaire, on en a l'occasion!)
    Changer de foc, prendre des ris pour un oui ou un non; prendre et quitter des mouillage sur ancre et sur bouée 2 ou 3 fois par jour; remonter et descendre des Rias avec la marée. Apprendre à godiller (c'est facile et bon pour la santé). S'il y a un moteur, l'utiliser le moins possible: faire son programme de journée en conséquence, compte tenu des heures de la marée et des courants, de la force et du sens prévisible du vent.
    Bien utiliser la météo et le baromètre;
    Réfléchir pour la prise de décision: partir , attendre, ou renoncer, revenir ou choisir un port de refuge..

    Et s'entraîner, systématiquement, obstinément, sans se tolérer coup de flemme ou excuse: c'est le seul moyen pour devenir compétent, c'est-à-dire sûr, pour soi-même et ceux qu'on embarque.

    bien sûr rôder dans les ports voir si quelque propriétaire de bateau n'a pas besoin d'équipier pour la régate du Mercredi, tout embarquement est bon , comme tout ce qui permet d'apprendre; Traîner du côté des marins-pêcheurs , non pour embarquer, mais pour apprendre d'eux ce qu'ils savent sur le temps, les marées, les courants locaux, les dangers de la côte; ne pas hésiter à demander à tous ceux qui ont un minimum de connaissance: ils adorent en faire état, et cela rend vraiment service (ne pas toutefois le prendre pour parole d'Evangile, mais comme information parmi d'autres et base de réflection.)

    Si vous êtes en Atlantique, faites votre livre de chevet de '"l'almanach du marin breton", de la première à la dernière page: cela donne des connaissances introuvables ailleurs, et imprègne l'esprtit d'une connaissance indispensable.

    Il n'y a vraiment pas de quoi s'ennuyer!

    Je pourrais vous donner des conseils plus précis si je savais sur quelle côte vous naviguez.

    Bon courage!

  • vvegal
    vvegal
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    Moussaillon
    Inscription : 13/09/2003
    Messages : 7
    Le 9 octobre, 2003 - 19:08

    merci pour vos réponses.

    je navigue donc à coté de Bénodet tout l'été sur mon corsaire et bien sur je continu à faire de la planche.

    faire des ronds dans l'eau ne me pose plus trop de problèmes.
    Ce que je veux maintant c'est apprendre sur un gros voilier.
    Apprendre a envoyer un spi, a tourner un winch, a faire de le point, apprendre a traverser l'atlantique; a etre autonome dans toutes les situations.

    Mais ce que j'aimerais surtout pouvoir naviguer (car mon corsaire est en hivernage depuis 3 semaines).

    j'vais mettre un goute à goute d'eau de mer pris à la pointe du raz...

  • Windjammer
    Windjammer
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    Matelot
    Inscription : 11/04/2003
    Messages : 1
    Le 9 octobre, 2003 - 20:55

    Bénodet , c'est excellent.
    Mon mouillage est près de Concarneau.
    Quand on a ratissé par tous les temps la zone entre Port Navalo, les îles en face, Belle-île, Groix et toutes les entrées de la côte, même Etel par beau temps, jusqu'à Audierne, et, pourquoi pas, jusqu'à Douarnenez, Camaret ou Brest (le Raz de Sein pris par beau temps et à la bonne heure par rapport à la marée n'est pas la mer à boire: la passe est large et franche tant qu'on ne rase pas les bords), on est bon et on n'a pas de difficultés pour trouver un embarquement sérieux. Il arrive même d'en trouver au cours des escales côtiéres. Il est possible de trouver des embarquements d'équipier pour de grands convoyages, mais il vaut mieux ne pas arriver les mains vides, sans références. On peut raconter n'importe quoi, mais quelques coups de fil sont vites donnés pour vérifier.

    Le mieux est de commencer par le commencement, naviguer à sa mesure, puis étendre celle-ci; trouver à s'embarquer dans des régates locales (il y a besoin de bras, un spi par force5 devant La Trinité est la même chose qu'au large du Fastnet, et cela permet de faire le point sur ses possibilités plus tôt).

    Euclide disait à un roi "il n'y a pas de voie royale en mathématiques"
    En navigation, c'est PIRE

    La progression est (ce sont des images , bien sûr, les qualifications n'existent pas en plaisance): novice, matelot léger, matelot, gabier, bosco, lieutenant, second, puis capitaine (on peut être tout cela sur son propre navire). Cela permet de situer son niveau sur l'échelle Il n'y a pas de raccourci.

    La maîtrise d'un voilier au large en 10 leçons, cela n'existe pas;
    la "roulette russe" sur un voilier, oui.

    S'il n'y a "pas trop" (il y en a) de morts, c'est que beaucoup se découragent avant, ou prennent le sens des réalités avant que les choses ne tournent mal.

    En escale de convoyage, j'ai rencontré à Gibraltar un Français sur son Corsaire qui venait de Bretagne. Sa copine l'avait lâché à La Corogne, il avait continué, et là, il ne savait plus, face aux vents dominants "costauds", comment faire pour remonter. Je lui ai conseillé de passer par la Méditerranée en longeant la côte espagnole et en utilisant les brises côtières, puis de prendre le canal du Midi, ce qu'il a fait. Sinon il abandonnait son bateau, et , je pense, la navigation.

    J'ai vu, pour avoir été à leur bord, des "chefs de bord" ou "chefs de quart" d'une grande association complètement dépassés par des circonstances pas vraiment extraordinaires.

    Un propriétaire de bateau m'a demandé, tout de go, lors d'un voyage de plusieurs semaines, de lui apprendre la navigation astronomique. Je lui ai demandé s'il savait pratiquer la navigation estimée. Il m'a répondu négativement. Le temps qu'il l'ait apprise, nous étions arrivés à destination, et il n'a jamais sû tracer une droite de hauteur.

    il doit bien y avoir des régates, dans les environs de Bénodet (de plus , l'ambiance "régatière" est sympa)

    bonne chance

  • tschai
    tschai
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    Maître
    Inscription : 31/10/2001
    Messages : 12
    Le 10 octobre, 2003 - 00:37

    T'as oublié de finir par :"Il vous en prie"

  • vvegal
    vvegal
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    Moussaillon
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    Messages : 7
    Le 10 octobre, 2003 - 07:17

    Merci Windjammer pour ta réponse qui me fait rèver.

    Le raz de sein je connais très bien pour avoir vécu 22ans à 6km de là...
    et c'est vrai que c'est paisible quand on choisi bien son heure...
    a savoir une heure avant la haute ou basse mer car la renverse s'effectue en avance à cet endroit.

    Ce matin, je vais encore allez "draguer" du coté des pontons et prendre des cotes (pour fabriquer des pièces) sur un tri qui vas bientot prendre le départ d'une célèbre course au départ du havre.

    a bientot sur l'eau ou sur les pontons...

  • Windjammer
    Windjammer
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    Matelot
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    Messages : 1
    Le 10 octobre, 2003 - 09:25

    Alors je vous souhaite sincèrement bonne chance.

    Je ne suis régatier qu'occasionnellement, mais la régate apprend beaucoup sur la manoeuvre du bateau et des voiles, et j'aime bien participer à des régates, même comme équiper. Et puis, chaque propriétaire a ses "trucs" qu'il est intéressant de découvrir.

    Le niveau supérieur de la régate est, à moins d'un coup de chance, inabordable au début: les équipages sont attitrés, l'entraînement est intensif et suivi; cela dit, il arrive qu'un équipier soit malade ou ait manqué son train, si cette occasion se présente, ne pas la rater: c'est dur, on a toutes les chances de se faire eng... - même si ce n'est pas méchant- parce qu'on n'est pas parfaitement synchronisé avec les autres, mais c'est comme lorsqu'on joue au Tennis avec un joueur supérieur, on apprend à pas de géant dans ces conditions.

    Par contre, il y a beaucoup d'équipages de second ou de troisième rang ( et loin d'être mauvais, tant le niveau de la régate est élevé) où l'on trouve sa place.

    Il m'est arrivé lors d'un séjour de 6 mois à Cherbourg, où je travaillais à l'arsenal, de chercher un embarquement sur le quai (à la découverte, sans me faire précéder par ma carte de visite). J'ai commencé par apecevoir un magnifique yacht-club, mais qui m'a paru trop snob. Un peu plus loin, il y avait un club dans un petit bâtiment en préfabriqué; j'ai lu l'affichage, puis poussé la porte, trouvé des gens sympathiques qui m'ont accueilli à bras ouverts et tout de go demandé si je voulais venir comme équipier aux régates d'entraînement du mercredi (le Week-end je rentrais chez moi à l'île de Ré). Il y avait même un bateau de club, un Neptune 5,50 qu'il m'est arrivé de "skipper". Habitué à des bateaux plus grands, je "torchais" avec ce petit bateau très rapide; c'en était un vrai plaisir. Outre les grandes régates et les courses-croisières, le club faisait des petites courses-croisières le long du littoral, et ce n'étaient pas les moins intéressantes, parce que, dans le coin il y a des courants de marée qu'il faut suivre avec précision, sous peine de passer de la première à la dernière place (ce qui m'est arrivé pour avoir utilisé une carte à trop grande échelle , et raté une renverse de courant)

    On peut aussi laisser une affichette dans des capitaineries, les clubs, pourquoi pas les panneaux d'affichages des "super-marchés". Plus il y en a , plus on a de chances,.Ne pas oublier de rappeler son expérience,

    Et ne pas oublier les "bourses des équipiers" sur "internet" et autres lieux. ( il y a suffisamment de possibilités d'annonces gratuites pour ne pas faire de dépense inutile pour cela).

    Là aussi, rappeler son expérience (votre Corsaire, en quelques mots les endroits où vous avez navigué, quelles années, les éventuels principaux embarquements comme équipier, le niveau de conaissances...sans en mettre trop: il faut que ce soit lisible vite.)

    Ne pas craindre d'avoir trop de propositions: c'est bien d'avoir le choix.

    Je sens votre motivation, et, parce que c'est la clé pour transformer les rèves en réalité, suis certain que vous y arriverez.

    Je vous dédie le proverbe chinois , mon préféré:

    "Le plus grand des voyages commence par un premirer pas"

    ensuite, il faut continuer à marcher, bien sûr

    Bon courage

  • Pascalus IV
    Pascalus IV
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    Capitaine de frégate
    Inscription : 19/05/2003
    Messages : 101
    Le 10 octobre, 2003 - 09:59

    je vais rajouter mon temoignage perso sur le sujet d'origine:
    la navigation est elle une drogue?

    Originaire de Bordeaux je suis quasiment sur un voilier, mon grand pere a passé sa vie a faire de la "plaisance" et des "regate" a une epoque ou peu de gens s'interesser a cette activité, il a transmit le virus a ses enfants et mon pere a donc passé tout ses été et ses vacance sur le 8mJI familiale...
    Lors de mon arrivé suir notre monde mon pere etait deja proprietaire d'un fringuant pen duick 600 nommé Téfal car en regate il accrochait vraiment personne et j'ai donc passe des années a faire le tour de l'ile au oiseaux alors que je ne savais meme pas marché...
    Puis l'acquisition d'un first 32 qui a representer notre maison de vacance année apres année et qui a fait plusieurs fois des tours en europe... enfin sur la fin de mon adolescence mon pere s'est offert le voilier de ses reves un OVNI 385...
    Lorsque je suis parti de chez mes parents, j'ai debarqué en region parisienne pour des raisons professionnel...
    Apres la recherche d'un appart partout dans Paris je finit par me decider d'habiter sur un port de plaisance... J'aurais du y voir un premier signe de la dependance...
    Enfin arrive le premier été, ou je ne peux m'empecher de asser mon temps a la fenetre a voir les autres bateau entré et sortir du port...
    Je craque donc lamentablement et je decide d'investir a mon tour dans un bateau a moteur, je deviens la risé de la famille de voileux qui n'ont seulement me traite a juste titre de marin d'eau douce, mais en plus m'ont vu franchir la barriere qui separe les silencieux des bruyant....

    Mais tout ca m'est bien egal et je me rend bien vite compte que l'important pour moi est de flotter...

  • aulof
    aulof
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    Quartier-maître
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    Messages : 1
    Le 11 octobre, 2003 - 22:39

    Je rejoins Windjammer concernant la régate. C'est probablement la meilleure école de croisière. En effet, celà te permet de savoir jusqu'où tu peux aller avec ton bateau (on garde souvent "tout-dessus"), et à manoeuvrer rapidement avec précision, ce qui peut te sauver la mise dans des situations délicates en croisière.

    Pourquoi hiverner ton corsaire ? C'est un très bon bateau qui peut te permettre de naviguer même dans des conditions difficiles. Trouve un équipier et lance toi. Il existe une association de classe très efficace (et sympatique) à laquelle tu peux te joindre : http://asso.ffv.fr/ascorsaire-france/

    Perso, j'ai 41 ans, je me suis remis à la navigation il y a 4 ans (sur Neptune 550 :wink: , voir http://neptune550.free.fr/), et malgré les obligations familliales et professionelles, je ne peux plus me passer de naviguer (oui c'est bien une "drogue").

    Encore un :wink: à l'intention de Windjammer, ton pseudo est le nom d'un Micro, comme le Corsaire (l'ancêtre des micros), et le Neptune 550 ...

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