
ta photo, ... on dirait une maquette

très chouette !
Pour l' inverseur , je ne peux pas t' aider, car ceux de la vedette paternelle n'étaient pas hydrauliques , mais à "disques" me semble -t-il .
Si sur le tableau de bord, il y avait pour chaque moteur une commande d' accélération, pour les inverseurs c' étaient 2 barres horizontales articulées sur chaque flanc vertical et latéral du poste de barre.
Au point mort les barres étaient horizontalesPour mettre en marche AV il fallait les baisser à 45 ° environPour faire Marche AR il fallait les relever, et les maintenir levées, sinon elle se remettaient au point mort ...Bref pour maneuvrer, on réglait d' abord les gaz, et après on jouait avec les inverseurs parce qu' avec 2 mains pour 4 commandes ....

Mais autant que je me souvienne , ce mécanisme d' inversion se rapprochait d' un disque d' embrayage ...
Anecdote 1 : Une fois , on avait ce disque ( probablement usé ) qui "patinait" .
Pour éviter cela , mon père a modifié la course de l' embrayage en le "collant" plus fort en marche AV, ce qui fait
qu'il n' y avait plus de "patinage"mais .. qu' on avait perdu la marche AR sur ce moteur
Je confirme que les maneuvres d' écluse avec un seul moteur ne sont pas très pratiques ; enfin, il y a un coté qui est plus facile à gérer que l' autre ...Anecdote 2 : Une autre fois, un des 2 moteurs n' avait plus de système de refroidissement ... Bref dès qu' on s' en servait il montait évidemment TRES vite en température au-delà des 100 ° ...
Nous étions en croisière fluviale - en ne tournant que sur un moteur - ce qui n' était pas vraiment pénalisant à part le fait de compenser la trajectoire avec une barre pas vraiment dans l' axe...
Et l' on avait surnommé le moteur "non refroidit" la "Post combustion" ( comme dans les avions ) car on ne l' allumait que durant quelques secondes, justement lors des maneuvres d' écluse quand cela devenait nécessaire .
Faut quand meme préciser que l' ARCOA 1060 en version 2 x 50 cv diesel 6 cylindres faisait quand meme dans les 6 tonnes à vide ...
Anecdote n° 3 ; nos naviguions sur le canal du loing ; depuis le matin, il n' y avait plus qu'un seul moteur qui fonctionnait, et mon père - assez habitué - aux caprices de ces moteurs ne s' en faisait pas outre mesure et comptait se pencher sur le moteur récalcitrant lors de l' escale du soir ...
C' est en arrivant à une écluse ( de "petite taille" conçue pour contenir une seule péniche au gabarit FREYCINET ( un peu moins de 40 m de long ) ) que le second moteur s' est arreté ...

En continuant sur l' erre nous avons pu nous amarrer à l' aval de l' écluse.

Lorsque les portes se sont ouvertes, on a halé le bateau à la main pour le faire rentrer doucement dans l' écluse.
Les portes se sont refermées et l' eau a commencé à monter dans le sas. A ce moment là est passé un jeune garçon à bicyclette qui s' est arrété et m' a demandé : " qu' Est-ce que vous avez comme moteurs dans ce bateau ?"
je lui réponds " 2 diesels 6 cylindres de 50 cv "
il me regarde d' une moue admirative et me glisse " dites donc , ça doit "bomber" avec une telle puissance !"
J' ai abondé dans son sens d' un "OUI Bien sur ! " alors que je ne crois pas me souvenir que ce bateau ait un jour dépassé les 15 nœuds ....

Heureusement, le garçon est parti avant que l' on ne sorte le bateau - à la main - de l' écluse ...

Et une heure ou deux plus tard, après une intervention paternelle, nous étions repartis au moteur ....
je ne me souviens plus si c' était sur UN ou DEUX moteurs ... mais sur un canal limité à 10km/h .. quelle importance ?

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