D'abord, il faudrait savoir de quoi on parle ...
S'agit - il
- d' un enrouleur de DRISSE GOÏOT
( assez fréquemment utilisé dans les années 70 )
- d'un enrouleur de GENOIS GOÏOT
CAS N°1 :
SI c'est un enrouleur de DRISSE ...
Sans vouloir dénigrer, les enrouleurs GOÏOT
au niveau sécurité de fonctionnement, c'est loin
dêtre le top...

il faut appuyer fortement d'une main pour
pouvoir avec un doigt de l' autre main désengager
le cliquet ... et si la tension est alors trop forte

la manivelle se met a tourner très vite et tu ne peux
plus mettre ta 2eme main pour maintenir la manivelle....
Et comme ce n' est pas la manivelle qui va être plus
fragile que ton bras, tu vas rejoindre la multitude de
plaisanciers qui se sont fait amocher le bras par ce fichu
dispositif ...
Ajoutons à cela que le "carré" Goïot
a) est en saillie sur le flanc de l'enrouleur
( c'est dangereux, alors que les Winches ont une
"empreinte femelle" bien moins dangereuse )
b) n'est pas "standard" comparé à toutes les autres
marques de winches.
c) enroule un cable inox avec les risque de
détérioration du dit cable du fait des fortes contraintes
lors de l'enroulement ( création de "picots" appelés
aussi "gendarmes" qui se feront un malin plaisir à
perforer la chair tendre de tes doigts et mains ).
Bref, si cela pouvait ( - "vaguement" ...d'après moi ) se
justifier dans les années 70, c'était principalement du au
fait que les drisses "texiles" s'allongeaient sous la charge
contrairement aux cables aciers ...
Au jourd'hui c'est de l' histoire ancienne, et avec les
drisses "textiles" modernes ( type Dyneema / Spectra, etc ... )
qui ont une TRES forte résistance à l' allongement,
je ne vois vraiment AUCUN avantage à garder ce genre
d'enrouleur.
Si, "dans le temps" sur les voiliers on avait un winche dédié
à chaque drisse ( GV / Foc / Spi + quelquefois Balancine et
Hale bas de tangon ) ,
sur les voiliers "modernes", chaque drisse
( et balancine et/ou hale-bas ) arrive sur "son" bloqueur
et derrière ceux-ci il y a ....
UN SEUL winch à tout faire ...
C'est bien plus rationnel ...

En plus, "dans le temps" pour la majorité des cas,
l'enrouleur de drisse était fixé sur le mat, obligeant
un équipier à se rendre au pied de mat pour hisser
ou affaler la voile ( Génois / foc ou GV ).
Aujourd'hui , avec ce qu'on appelle un "piano" toutes
les drisses sont renvoyées à plat pont vers la batterie
de bloqueurs maneuvrables en sécurité par un équipier
dans le cockpit.
Dans le cas d'enroulement de cable sous forte charge
dans un "treuil" ( ou enrouleur / emmagasineur de drisse ) ,
il peut arriver que le cable "surpatte", autrement dit, qu'une
des spires qui aurait du rester à l'exterieur du cable déjà
enroulé, se retrouve coincé en force plus près du moyeu
(de l'enrouleur) qu'il devrait être.
Le cable est ainsi coincé et semble donc ne plus vouloir se
dérouler

( ce qui peut créer l' "effet ressort" décrit ) .
A priori, la seule façon d'arriver à dérouler le cable coincé,
est de tirer TRES fortement ( suffisamment pour arriver à
libérer le cable de spires supérieures "jointives" ) .
Pour cela, il va falloir utiliser un autre winche qui va tirer
la partie libre de la drisse vers le bas....
pendant que l'on donnera du mou à l'enrouleur /
emmagasineur de drisse acier.
ATTENTION, car les efforts vont être "conséquents"


... et il faut éviter toute rupture
- de la manille de la drisse
- du manchonnage de la drisse
- de la poulie de renvoi située entre la manille de la
drisse et le winch qui va exercer la traction
ou encore du pontet qui relie la poulie de renvoi
au pont du voilier,
CAS N°2 :
SI c'est un enrouleur de GENOIS ...
il s'agit probablement d'un "grippage" de l'émerillon
qui est censé permettre à la voie de s'enrouler
autour de l'étai sans pour autant faire "Vriller" la
drisse, ce qui risque de ne pas arranger
- la drisse elle-même
- son manchonnage
- le réa.
Il est possible qu'en relâchant de la tension
sur l'étai la rotation de l'emerillon devienne
moins problématique.
Cela dit, il vaut sans doute mieux prévoir TRES
rapidement son remplacement.
Il est possible que lors du rematage, il y ait eu une
modif du réglage de la tension du Pataras ( ou des
haubans dans le cas d'un gréément à barres de flèches
dites "poussantes" ) .
Bref, trop "tiré vers l' arrière", cela a pour conséquence
de tendre exagérément l'étai et donc de faire souffrir
l'emerillon censé toutefois pouvoir travailler sous charge ....
Tiens nous au courant ....
Il est possible en théorie de déposer l'étai si
le bateau est au port, sans voile
( et sans trop de vent

) et cela SANS démater...
Il faut, dans ce cas, mettre une drisse de spi
frappée à la cadène d'étai à l' avant du bateau,
et éventuellement avec une autre drisse
( celle de GV s'il n' y a pas une 2eme drisse de spi )
envoyer quelqu'un en tête de mat pendant que l'on
mollit la drisse.
- Soit c'est l'homme envoyé en tete de mat qui
procède au changement de l'emerillon
- Soit on fait descendre l' emerillon sur le pont,
pour procéder au changement ( nettement moins
acrobatique avec moins de risque de chute
d'outils ou d' accessoires ... du haut du mat ) .
Bravo de m' avoir lu jusqu'ici

J'espère ne pas vous avoir mis en retard

!