à vous de jouer!
Publié : sam. déc. 20, 2003 3:44 pm
Bonjour à tous,
Filoufilou, le roi du jeu-concours, à proposé, lors d'une intervention ultérieure, un sujet intéressant. Le jeu est ouvert à tous of course!
Vos récits sur comment un petit incident, au départ annodin, peut devenir problème, basé sur votre expérience personnelle...
Le meilleur récit remporte une safrane ou une bouteille de rouge, l'organisateur ne sait pas encore.
Bon, j'ai un récit, je me lance.
Cette expérience est plutôt le résultat d'un enchaînement de faits...
Ca se passe lors d'un week-end de juin. Temps magnifique, antycyclone et tout. On quitte le port pour aller jeter l'ancre 4 miles plus loin, dans une anse assez fréquentée. La météo annonce un temps un peu orageux pour le lendemain, 3-4 bft.
Navigation, pas de vent, moteur. On jette l'ancre. Barbecue, nuit hyper calme. Le lendemain, orage avec rafales et pluie. Ensuite super éclaircie. Le vent monte, avec l'arrivée du soleil. (on écoute d'habitude la météo locale sur la vhf, mais la batterie est à plat, on n'a pas jugé utile de la remplacer, pour un aller retour de 8 miles, sur plan d'eau abrité...). Le vent monte donc, 5-6bft, l'ancre chasse, on décide de s'ammarrer au ponton, au fond de l'anse. Il y a déjà pas mal de bateaux là, mais il reste une place libre, du côté d'où souffle le vent (perpediculairement). J'aurais dû me mettre à couple de l'autre côté, mais j'avais jamais encore fais cette manoeuvre, le vent soufflait déjà assez fort, etc... 3/4 d'heure après s'être amarré au ponton, le vent souffle à 8, avec des pointes à 45 noeuds. Les vagues sont assez hautes pour projeter violemment le bateau contre le ponton (notre voilier=6.60m). Ca a donc duré 5 cinq heures durant lesquelles, on a essayé d'ammortir les chocs, en retenant le bateau, bardé de toutes les bouées des voisins! (heureusement).
Deux semaines plus tard, alors qu'on est occupé de naviguer dans un chenal, au près, dans un bon 4bft, le rail d'écoute du génois se détache du pont et se casse en deux. Les vis, qui avaient été malmenées contre le ponton se sont déchaussées! Le temps de virer de bord, toute notre attention se porte à sauver ce qui reste du rail, et bang... on talonne contre une jetée immergée (ou qq chose comme ça). On était sorti du chenal balisé. Notre bateau est hyper-solide, car le choc n'a provoqué aucun dégat (et pourtant il a été violent) à la coque, par contre une pièce du mât s'est fendue.
Moralité: on a acheté une batterie, on écoute la météo toute les 3h et on sors plus sans avoir rempli le réservoir d'essence à ras bord, au cas ou il faut se barrer si ça se gâte.
Filoufilou, le roi du jeu-concours, à proposé, lors d'une intervention ultérieure, un sujet intéressant. Le jeu est ouvert à tous of course!
Vos récits sur comment un petit incident, au départ annodin, peut devenir problème, basé sur votre expérience personnelle...
Le meilleur récit remporte une safrane ou une bouteille de rouge, l'organisateur ne sait pas encore.
Bon, j'ai un récit, je me lance.
Cette expérience est plutôt le résultat d'un enchaînement de faits...
Ca se passe lors d'un week-end de juin. Temps magnifique, antycyclone et tout. On quitte le port pour aller jeter l'ancre 4 miles plus loin, dans une anse assez fréquentée. La météo annonce un temps un peu orageux pour le lendemain, 3-4 bft.
Navigation, pas de vent, moteur. On jette l'ancre. Barbecue, nuit hyper calme. Le lendemain, orage avec rafales et pluie. Ensuite super éclaircie. Le vent monte, avec l'arrivée du soleil. (on écoute d'habitude la météo locale sur la vhf, mais la batterie est à plat, on n'a pas jugé utile de la remplacer, pour un aller retour de 8 miles, sur plan d'eau abrité...). Le vent monte donc, 5-6bft, l'ancre chasse, on décide de s'ammarrer au ponton, au fond de l'anse. Il y a déjà pas mal de bateaux là, mais il reste une place libre, du côté d'où souffle le vent (perpediculairement). J'aurais dû me mettre à couple de l'autre côté, mais j'avais jamais encore fais cette manoeuvre, le vent soufflait déjà assez fort, etc... 3/4 d'heure après s'être amarré au ponton, le vent souffle à 8, avec des pointes à 45 noeuds. Les vagues sont assez hautes pour projeter violemment le bateau contre le ponton (notre voilier=6.60m). Ca a donc duré 5 cinq heures durant lesquelles, on a essayé d'ammortir les chocs, en retenant le bateau, bardé de toutes les bouées des voisins! (heureusement).
Deux semaines plus tard, alors qu'on est occupé de naviguer dans un chenal, au près, dans un bon 4bft, le rail d'écoute du génois se détache du pont et se casse en deux. Les vis, qui avaient été malmenées contre le ponton se sont déchaussées! Le temps de virer de bord, toute notre attention se porte à sauver ce qui reste du rail, et bang... on talonne contre une jetée immergée (ou qq chose comme ça). On était sorti du chenal balisé. Notre bateau est hyper-solide, car le choc n'a provoqué aucun dégat (et pourtant il a été violent) à la coque, par contre une pièce du mât s'est fendue.
Moralité: on a acheté une batterie, on écoute la météo toute les 3h et on sors plus sans avoir rempli le réservoir d'essence à ras bord, au cas ou il faut se barrer si ça se gâte.