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Voiliers Bénéteau

Publié : lun. juin 03, 2002 4:38 pm
par filoufilou
Je ne prendrais qu'un exemple pour illustrer mon propos.
T'es au milieu de Golfe de Gascogne avec ton petit 21 pieds en classe B et armé en 2 ème CAT (avé le bip et tout et tout) et puis une tempête (je ne l'ai pas vécu, j'en suis resté au coup de vent) : tu décides d'affaler tout ce qui reste de voile et puis tu essayes de fermer le capot de descente pour faire de la cabine un abri à peu près viable le temps que ça se calme un peu : ben là avec le capot et son système de relevage (bien pratique pour avoir un peu de hauteur sous barrot tranquillement au mouillage) c'est la galère car il a une facheuse tendance a sortir de ses railles et je pense qu'il ne faudrait pas grand chose pour le perdre (il n'y a rien pour l'assurer). Pour le panneau de descente il s'agit d'un panneau bois trapézoidale d'1,20 mètre de haut sur 80 cm de large. Là, si une vague te tombe dessus au moment ou te essayes de le mettre 2 possibilités s'offrent à toi : Tu le prends en pleine poire avec quelques dizaines de litres d'eau en prime ou bien alors il t'est arraché des mains et tu l'as perdu...... Adieu le peu de réconfort de la cabine. Pour autant ton bateau est insubmersible donc rien à craindre sauf l'humidité.
Au moins, sans capot (celui que tu as perdu quelques temps avant) il sera plus facile de ressortir dans le cockpit pour vérifier l'état des safrans (car tu as attaché la barre sous le vent) et s'il ne faut pas essayer de balancer une encre flottante (ou une gueuse : tiens le moteur HB en gueuse, ça doit être pas mal) sur l'avant ou l'arrière pour équilibrer tout ce petit monde....A moins qu'un des système de ferrure des safrans n'explose (ceux du bateau que j'avais loué avait un jeu inquiétant qui traduisait l'usure des pièces en alu), sans parlé du boulon de fixation de la barre qui casse ou disparait (ça ça m'est arrivé avec bien moins de vent)
Désolé si mon petit récit manque de réalisme, car non vécu mais des hublots qui prennent l'eau c'est pas du danger, c'est de l'inconfort et c'est (entre autre) Beneteau..... (heureusement qu'il n'y en a qu'un sur le First 210). Quant au panneau de descente, à défaut de la perdre, je me suis pincé très fort les doigts avec et j'en porte les traces pour quelques jours encore.
Bon vent à tous...................

Voiliers Bénéteau

Publié : lun. juin 03, 2002 5:26 pm
par CE
Bonsoir
C'est tout a fait ca .
Et quand on voit , comme dit plus haut , la competence aleatoire des equipages d'aujourd'hui , et le nombre et les raisons des interventions des equipes de sauvetages , je pense qu'on peut s'inquieter des bateaux vendus et de leurs PB .
Je pense que les PB de quilles , ou de safrans de certaines series ne sont pas vraiment admissibles , par exemple .
Des GV impossible a hisser car les coulisseaux ne sont pas vraiment faits pour coulisser sous la pression des lattes forcees , deviennent un danger lorsqu'on doit mettre 1/4 d'heure a les affaler .
Il y a tellement d'exemples , que ma revolte est difficilement maitrisable ...Surtout lorsqu'on voit les prix de nos amours et du materiel qu'on doit leur ajouter ou changer .

Voiliers Bénéteau

Publié : lun. juin 03, 2002 5:38 pm
par kaj
Bonjour à tous et surtout à Filou Filou.
Je ne suis pas trop surpris que tu aies trouvé le temps dur et la route longue avec ton bateau de location.
Les ennuis rencontrés n'ont rien d'extra-ordinaire pour un bateau de cette taille. Je le sais bien moi qui navigue depuis 20 ans sur un bateau à peine plus grand.
Je crois qu'il y a quelques leçons à retenir.
1°/ Qu'avec un bateau de location, on n'est pas assuré de la tenue du matériel dans des conditions musclées.
2°/ que les conditions musclées sur un petit canot commencent à force 5
3°/ Qu'embarquer avec un novice pour une traversée un peu longue avec des conditions un peu dures n'est pas le top.
4°/ Que le bateau a fait la preuve qu'il étalait mais était à la limite.
5°/ Que les petits bateaux demandent une certaine habitude et même une habitude certaine. Il n'y a pas d'étai larguable car on peut s'en passer à condition de ne laisser qu'un petit mètre de foc déroulé, il ne sert quà faire virer le bateau et à rendre la barre moins dure. La vie dans un petit devient vite infernale dès que ça bouge un peu.
la référence avec le Muscadet est à peine valable, il aurait été deux fois moins rapide, mais aussi deux fois plus étanche.
par mer un peu dure, la vie, sur les petits bateaux, se fait dans le cockpit. On ne peut pas espérer se réconforter à l'intérieur. Ce sont des day boats en réalité.
Enfin, rassure-toi, dans ton secteur, ces jours-là, il y avait assez peu de bateaux de sortis et tu étais sans doute le seul de cette taille.
Bravo ! c'est un exploit... mais des ronds dans la rade de Lorient n'auraient sans doute pas été plus mal.
Amitiés
kaj

Voiliers Bénéteau

Publié : mar. juin 04, 2002 10:00 am
par filoufilou
Bravo Kaj pour cette superbe analyse.
En fait je vais rejoindre le sujet sur la location. Tu fais ta réservation quelques mois avant et même avec les progrès des météorologistes et l'analyse des stats météo pour la période visée il est imposible de savoit quelles conditions tu vas rencontrer.
Pour ce qui est du bateau, je voulais simplement attirer l'attention sur le fait que les bateaux mis en location (pratiquement toujours des bateaux de moyenne ou de grande production) souffraient d'un mélange de "défaut de conception" (le coup du panneau de descente qui pourrait facilement être fractionné en 2 ou trois panneaux plutot qu'un grand panneau difficelement manoeuvrable) et de sous-équipement de la part des loueurs(pourquoi pas de 3ème bande de ris dans la GV. Pourquoi une petite radio merdique avec antenne cassée avec laquelle tu ne peux pas prendre la météo : merci les capitaineries qui acceptent toutes de copier et fournir le fax météo du jour météofrance et météoconsult).
Concernant la différence entre un petit bateau et un plus gros : nous avons navigué de concert entre Groix et Concarneau (tout au près en louvoyant) avec un Ovni335 de location également chez SPI. Et là également la pince était de sortie pour régler des problèmes de barre à roue qui deconnait, l'enrouleur qui coinçait, .....). De plus il n'y a pas que le force du vent qui compte mais également l'état de la mer (agitée à forte et surtout croisée dans notre cas) qui rendait la nav aussi inconfortable sur les 2 unités.
Petit dernier point : je trouve que le Muscadet n'est pas loin de soutenir la comparaison avec un first 210 en terme de performances.
Autre dernier point : sur un bateau dont tu es propriétaire, tu soignes l'équipement de ton bateau et tu gommes (ou élimines) les défauts de conception ce qui te donnes un bateau souvent beaucoup plus fiable et sécurisant alors que sur les bateaux de location tu fais avec.....
Bon vent..............

Voiliers Bénéteau

Publié : mar. juin 04, 2002 9:05 pm
par kaj
Bonjour. Tu as très raison d'insister sur l'état de la mer, c'est toujours trop fort. Nous qui naviguons beaucoup en eau douce (5 mois). Sommes toujours surpris d'avoir du mal à étaler du 7 en mer alors qu'on étale du 9 en eau douce. Les vagues font une sacrée différence !
Entre le Muscadet et le 210, c'est vrai que l'écart est bien moins grand qu'on le pense. Je connais (hélas !) de très très bons Muscadets contre qui je régate, Sauf, en situation de planing, ce qui n'est pas fréquent. Là, le 210 va plus vite. Au près dans la forte brise, à ce que j'ai pu voir, le 210 a un léger avantage de cap. dans pratiquement toutes les autres situations les bateaux sont proches avec un plus pour le Muscadet quand les vagues sont fortes.
j'ai été surpris d'un essai dans une revue où l'on voyait un Muscadet, un 210 et je crois un autre bateau.
Le 210 était toujours jugé supérieur ! Etonnant ! il avait toujours un ris dans la voile et pas les autres. Complètement débile ! Ils auraient pû engager un bon barreur de la série.
Je regarde le sujet sur la location mais je n'interviens pas, je n'ai jamais loué de bateau de ma vie. Avec tous les miles qu'on fait, ça nous aurait coûté une fortune !
Kaj