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Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : jeu. mai 22, 2003 2:20 pm
par piccolo
Bonjour Ce, Bonjour Windjammer,
J'ai encore perdu mon texte, je commence à être fatigué de cet ordinateur qui fait mal son travail -non mais!-.
Je vous expliquais donc que les photos du piccolo sont accessibles sur le site de l'association des bouchains vifs, association qui donne aussi des conseils -nature des différents contreplaqués 'marine', comment réussir son joint-congé, etc-. La photo du primo ressemble d'ailleurs à celle du piccolo, tant les formes se ressemblent. Je vous ai envoyé par ailleurs 2 photos du mien, et merveille des merveilles, le mail n'est pas revenu à sa source ; preuve que votre nouvelle adresse marche bien. J'attends vos photos avec impatience -j'en ai moi-même plein mon disque dur-, et suis prêt à vous en envoyer quelques-unes.
A noter pour ceux désirant voyager un peu sur la Costa Brava, un sujet est proposé, avec photos, sur le site de bateaux magazine.
Je reviens sur l'anecdote des manoeuvres américaines, car je n'ai pas compris ce que désignait le 'Baba', en disant 'ça'. J'ai essayé de comprendre, mais n'ai rien compris, ce qui arrive parfois, passé une certaine heure. Et comme je suis curieux de nature... Donc merci.
Etant nul en électricité -quelle corvée de retirer les vaigrages-, et aussi en mécanique, j'ai opté, pour un bateau simple, donc sans électricité. Pour le loch, pas de probème, pour la lumière, une lanterne remplace les plafonniers, qui ne marchaient jamais avant, etc. J'ajoute que les reflets chauds, le soir d'une lanterne dans le carré, ca a quelque chose de magique, et incite à la rêverie.
Et puis honnêtement, quitte à travailler, je préfère épisser un cordage, coudre un coulisseau, enfin quelque chose qui me plaise quoi, et surtout que je puisse comprendre.
Votre anecdote sur St Tropez reflète tout à fait ce qui se passe ici. On voit des gens, non-désireux de perdre leur temps à passer le permis-bateau, qui achètent un voilier, lequel ne sera jamais déhoussé... Ils naviguent uniquement au moteur. C'est tout de même fort. Il m'arrive aussi de croiser des gens naviguant sous voile d'avant, plus taud sur la grand-voile. Cela dit, il arrive très souvent de croiser des gens, gros bateau et équipage réduit, qui ont un gréement parfaitement réglé pour tailler la route. Ca arrive -Dieu merci, plus souvent encore-.
Ayant parcouru le forum hier, et n'ayant plus d'unités internet, je vais essayer de donner mon point de vue, sur certaines questions posées. D'abord pour le triangle des Bermudes, ou tout de même quelques équipages se perdirent bel et bien. Il semble que dans cette zone, aient été découverts des gaz, -méthanol quelque chose-, gaz qui s'échappent des entrailles de la terre, remontent à la surface, et s'échappent dans l'air. A ces endroits, toute flotabilité est nulle, que ce soit dans l'air, ou dans l'eau. Et tout bateau ou avion entrant dans le périmètre coulerait systématiquement, car la densité de l'eau et de l'air seraient moindres. Les diparitions mystérieuses, en plein océan, seraient dues à ces poches de gaz. J'avoue que perplexe au départ, je suis resté scotché à ce documentaire, que proposait france5. Il y était relaté aussi les 'grains blancs' c'est à dire des orages d'une violence inouie, levant une mer énorme, alors que rien ne laissait présager un tel phénomène et qu'un beau ciel bleu occupait l'espace juste avant. Les équipages n'étant pas préparés à de pareils grains, se trouveraient en difficulté rapidement. Je ne sais qui a raison, d'autant plus que d'autres triangles, sur d'autres océans, ont été découverts depuis.
Un reportage m'a sidéré dernièrement, sur la même chaine. Il s'agissait d'un type sympathique, pêcheur à ses heures, qui plongeait en apnée, à la rencontre du grand blanc. La caméra le montrait sous l'eau, sans protection à part une arbalète -au cas où-, évoluant au mileu de 3 ou quatre gros bestiaux, qu'il avait attiré précedemment avec du 'Schwimm',
partie du foie du requin-nourrice.
Il nageait avec eux, s'accrochait à leur dorsale, et leur caressait le museau. C'était sidérant, et totalement à l'encontre des documentaires actuels. Ce qui me rappella Cousteau, qui s'était retrouvé un jour face à face, avec l'un deux. L'animal se détourna aussi vite qu'il apparu, et reprit sa route. Cousteau ayant tourné un documentaire sur ce magnifique squale, le qualifia de 'timide'. Un australien, spécialiste du sujet et amoureux de l'animal conclut son documentaire en disant : 'il y a plus de requins sur terre, que dans l'eau'.
Quant à moi, je reste pantois devant tant de beauté.

Bon je m'arrête là, et salue bien bas les intervenants, surtout ceux qui ont eu la chance un jour de visiter un sous-marin Anglais. Jm.

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : jeu. mai 22, 2003 10:16 pm
par Windjammer
Bonsoir à tous,
je m'explique, ou plutôt j'explique le "Baba". Très révolté contre toute espéce de violence organisée ou non , il venait de se rendre compte que nous ne pouvions vivre notre douce euphorie et notre navigation "désintéressée" que grâce à cette énormité de violence potentielle qui se manifestait sous nos yeux. Quelque chose comme les cannonières du pacifique, en plus grand. Sinon, il en eut fallu, comme à certaines époques, être armés jusqu'aux dents pour naviguer, ce qui n'empêchait pas d'être tourmentés par l'inquiétude chaque fois qu'une voile paraîssait à l'horizon.
C'est sympathique les requins dans un aquarium. Pour en avoir quelquefois rencontré dans ou sous l'eau, avec les précautions d'usage (veille réciproque par groupe de 2 à 3 plongeurs, et tête explosive vissée à la place de la pointe d'arbalète) j'ai préféré me documenter largement avant de fraterniser. Cela n'a rien d'évident: certains attaquent le jour, d'autres la nuit, d'autres en profondeur, ou à la surface, beaucoup n'attaquent pas du tout, ou viennent mordiller pour s'amuser, ou pour goûter à cette chose bizarre qu'ils aperçoivent.
Le roman "les dents de la mer" a été inspiré d'une histoire vraie, mais il s'agissait d'un requin qui mesurait entre 1,20 et 1,30 m. Il avait élu domicile entre les piliers en bois d'un appontement, et y avait, après une ou deux aggressions, entraîné un enfant. Un plongeur a décidé de récupérer ce qui restait de l'enfant et, éventuellement, de s'occuper du requin. Pour ne pas être dérangé dans sa première recherche, il avait attaché à quelque distance un poulet (tué, plumé, faut-il le préciser?). Le requin est donc allé manger le poulet, comme prévu, puis il est revenu compléter son repas avec le plongeur.
Il vaut mieux ne pas confondre les numéros de dressage ( c'est un métier, bien payé, mais on y risque sa peau) avec la vie de la nature..
Et pour en savoir plus, notre médecin-marin-aventurier Xavier Maniguet a fait un résumé de la totalité des études sur les requins sous un titre éloquent: "les dents de la mort " ( Robert Laffont 1961) . En même temps, il explique les meilleures défenses préventives ou actives contre le danger des requins. On peut se souvenir que , pendant la bataille de la mer de Corail, les quelques survivants ont longtemps été hantés par les cris de ceux qui, les uns après les autres, étaient dévorés. Des attaques mortelles, évidemment en bien moindre quantité, en fait des cas isolés ont eu lieu en Méditerranée aussi ( Saint Laurent du Var, Naples, pendant un championnalt de plongée.)
Du même Maniguet: "Survivre" (Filipacchi 1989): un répertoire, cas pas cas, des techniques de survie en mer. Rien ne dit qu'un jour ou l'autre, on ne puisse être obligé d'y avoir recours. Et on ne peut pas tout redécouvrir juste au moment où l'on monte sur le radeau. Avant que l'on sache qu'on pouvait raisonnablement survivre à partir du moment où l'on se trouvait sur le canot de sauvetage, plus de la moitié des naufragés mouraient du "choc du naufragé", autrement dit de peur et de désespoir. Maintenant on s'en sort mieux, mais en se préparant techniquement et mentalement à la chose, on s'en sortirait mieux au cas où....
Pour finir sur une note pas trop sinistre, l'histoire réelle ( qui montre qu'il n'est pas inutile d'espérer), d'une fille qui du côté de la plage de Pampelone, s'était endormie sur son matelas pneumatique, sur l'eau, par vent de terre. A son réveil, elle était déja loin, mais , la vie chevillée au corps et au coeur, elle s'est accrochée. Vint la nuit, de plus en plus au large ( et le séjour devait être très humide) Au cours de la nuit, un copain skipper est allé un moment, à sa place habituelle, dans le balcon avant "to make some water". Et là , dans la zone de visibilité, il a vu arriver la matelas et un corps dessus. Le temps de bondir à l'arrière, lancer une bouée à feu, débloquer la barre tout en lançant le moteur, prendre le relèvement du matelas et en estimer mentalement l dérive, masquer le foc, puis l'amener, enfin mettre en panne contre le matelas , assurer la fille avec un bout, gréer l'échelle de bain et passer la passagère inattendue à bord, envoyer un appel radio et la fille pouvait être quelques temps après admise à l'hopital, un peu choquée et grillée par le soleil de la journée, toutefois.. . Un accident pas banal est aussi arrivé à un moniteur de voile de Marseille qui faisait route vers la Corse sur un "Faraman". Seul à la barre pendant que ses équipiers dormaient, il est tombé à l'eau. Il a décidé de ne se laisser mourir que lorsqu'il ne pourrait plus faire autrement. Il a nagé pendant 7 heures. Au matin, un petit cargo Italien est passé par là. Le cuisinier est monté sur le pont pour vider le tonneau-poubelle ( vous ne vous êtes jamais demandé d'où provenaient toutes les ordures, bouteilles plastiques , ampoules électriques grillées et autres objets qu'on trouve abondamment sur les plages?) et il a vu quelqu'un qui nageait à presque mi-distance de la Corse et de Nice. Comme il était à jeun, il a pensé que ce n'était pas normal, et ainsi le moniteur a été sauvé.
Ce ne sont pas des cas isolés au fil des siècles,même si certains sont si ahurissants qu'ils ont une apparence de miracle, tel celui de cet entrepreneur en bâtiment ( de terre) de mes connaissances, candidat à la "Mini-transat", réfugié sur son canot pneumatique avec seulement une bouteille d'eau d'Evian, dans un temps à ne pas mettre un Breton sur l'eau, et qui s'est retrouvé en quelques heures au sec et au chaud au terme d'une chaîne d'évènements inimaginables.. Le hasard, certes, mais avec une chance sur des millions pour que cela se produise. Il semble que de vouloir passionnément vivre dans des circonstances où la vie ne tient même plus à un fil provoque ou facilite une série d'évènements qui la préserve. Ce sont quelques cas parmi un certain nombre ., dont la majorité sont connus.
Pour le fil électrique,mieux vaut ne pas le passer sous le vaigrage. Cela fait chalutier, mais du moins a-t-on accès au fil. On peut aussi peut-être le poser sous une sorte de galon collé de façon à pouvoir l'arracher facilement.
Reste le problème : fil rigide, mais qui casse avec les vibrations,
fil souple, mais qui s'oxyde plus vite, parfois très vite.
Quand aux "gaz" , je vois que si l'on chasse le surnaturel dans un domaine ( religions, Atlantes, "petits hommes verts", etc ) il revient au galop dans l'autre. Il y a un volcan sous-marin ( à l'est de Madagascar me semble-r-il , j'en ai vu des photos ) si l'on passe trop près de ce phénomène, on est proprement asphyxié. Il y a (j'ai aussi lu des reportages), un lac africain qui asphyxie ses riverains par de grandes quantités de méthane et probablement d'hydrogène sulfuré. Il y a des bulles et des vapeurs éruptives à divers endroits des océans, mais de là à produire des phénomènes quasi métaphysiques .... si cela existait, cela se saurait. Je pense que certains scientifiques ont besoin d'une soupape de sureté à la rigueur de la rationnalité, qui ôte la poésie aux choses ( les mythologies débordent de poésie, font rêver) , les laissent tout nus et tout petits devant l'infini et l'éternité et sans grand secours devant l'absurdité et l'angoisse de la mort. C'est pourquoi il en est qui se jettent sur tout ce qui passe à leur portée: extra-terrestres," Temple solaire", astrologues, sorciers, marabouts, sectes, etc... Quand une de ces baudruches crève, ils en trouvent une autre, voire en remettent en service une ancienne ( les modes reviennent tous les 20 ans dit-on).
Il semble que la navigation nous mène loin. C'est normal: c'est en naviguant que les hommes ont parfait leur découverte du monde.
Bonsoir, je vais "souffler la lampe" pour reprendre un peu d'énergie afin d'affronter demain la dure vie terrestre.

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : lun. mai 26, 2003 12:32 pm
par Flok
Vous m'excuserez, je ne vais pas rebondir sur les derniers échanges entre Piccolo et Windjammer, car je n'ai pas le temps de lire leur longue prose.
Je voudrais juste ici, revenir sur la première question soumise par Benj, qui était de savoir ce qu'était l'esprit des gens de la mer et les raisons pour lesquelles on s'investit dans le milieu associatif marin.
Jusqu'à présent, je croyais sincèrement qu'il y avait un grand esprit d'ouverture, d'accueil et de solidarité parmi les gens qui naviguent. Pourtant, en lisant les derniers messages sur ce forum, la réalité semble tout autre.
Sous-prétexte d'avis "différents", on cloisonne ce joli monde.
Moi non plus, je n'aime pas particulièrement les bateaux moteurs. Mais n'exagérons rien, il y en a qui sont sympa et tout aussi respectueux, sinon plus, du milieu marin. Pourquoi absolument opposer bateau en bois et en plastique? Et qu'est ce que c'est que cet accueil réservé aux femmes? je ne vais pas reprendre le débat, mais je dirais simplement que je pensais etre en présence de personnes un tantinet plus "ouvertes" et respectueuses des différences de l'autre.
Alors entre bretons opposés aux méditerranéens, hommes opposés aux femmes, voiliers contre moteurs, bois contre plastique, navigateurs du dimanche contre navigateurs à l'année...
Je cherche encore en quoi nous pouvons parler d'un esprit des gens de mer, de solidarité et de convivialité!

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : lun. mai 26, 2003 12:48 pm
par Pascalus IV
j'aime bcp l'esprit de ta reponse Flok et j'adhere a tes propos...

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : lun. mai 26, 2003 1:07 pm
par piccolo
Il ny a vraiment aucune opposition entre les uns et les autres ; simplement des gens qui préfèrent tel matériau que tel autre, et des propos parfois bien légers au sujet des femmes, qui il est vrai, méritent mieux que cela. Rien à voir en touts cas avec la solidarité des gens de mer, qui s'aident du mieux qu'ils peuvent, lorsque c'est le moment ; sans regarder si le bateau a un 'bourrin' ou non. Donc pas de quoi lever les montagnes. Quant aux bateaux moteurs, j'ai aussi des amis qui en possèdent. Cela ne m'empêche pas de m'exprimer, et de dire ce que j'ai vu : à savoir que pas une matinée de beau temps, sans que l'un deux ne vienne heurter un autre bateau dans le port, par incompétence, imbécilité, ou bien les deux. En général d'ailleurs, losque je tends l'oreille plus avant, j'entends un 'Oh, il n'a rien, je l'ai à peine effleuré'. C'est relativement affligeant, n'en déplaise à vos oreilles. Le fait est que ce permis est accessible en 2 jours à peine, que les manoeuvres d'approche et d'amarrage sont vaguement rappellées, sans que l'on fasse participer le futur titulaire. Tout le monde sait qu'un 'voileux' aura plus tendance à faire attention aux autres. Si vous n'êtes pas d'accord c'est un fait, et vous pouvez tout à fait vous exprimer à ce sujet. Vous pouvez aussi fréquenter assidument mon port d'attache, et vous aurez un raisonnement bien différent. Il y a aussi des 'moteurs', qui respectent les voiliers ; bien heureusement pour nous, qui ne ferions pas le poids. Et encore une fois, les petites oppositions qui nourrissent ce forum n'ont rien à voir avec la solidarité... Bon vent.

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : mar. mai 27, 2003 7:25 pm
par Windjammer
Il y a les gens qui naviguent, et il y a les autres.
Naviguer s'apprend . Pas seulement dans les livres ou les écoles . Pas seulement en écoutant les gens de métier ou mieux, en naviguant avec. Pas seulement en accumulant les expériences: mais avec tout cela.
Cela ne tombe pas du ciel, ne vient pas tout seul , et il n'y a pas de raccourci. A chaque sortie, on apprend, dans la mesure où l'on se recycle périodiquement avec des gens compétents, où l'on ne cesse d'entretenir ses connaissances techniques et générales aussi.
Que ce soit à la voile ou au moteur.
Le reste , c'est du flan, bon pour les conversations à la "Voile au vent", ou même au bar du club, entre ceux qui ne naviguent pas.
La solidarité, la convivialité , l'entraide , elle existe, et bien plus qu'à terre, entre les "gens de mer" , qu'ils soient hommes, femmes, civils , militaires, marins pêcheurs ou du commerce. Ceux-là , on risquera sa peau pour les tirer d'affaire ( les autres aussi, d'ailleurs, alors qu'on crève d'envie de leur "botter le c..") . Mais les premiers auront en plus la chaleur de l'amitié, et quelques mots qui , accompagnés d'une liqueur des îles , remettent sur pied. " All the sailors in the world are brothers" me disait un capitaine de cargo Est-allemand après m'avoir tiré d'un pétrin à Cuba.
Il y a ceux qui aiment vraiment la mer, la navigation et les navigants.
Même parfois par simple curiosité. Ceux-là sont les bienvenus à bord, parce qu'ils s'y sentent bien, qu'ils ont envie de découvrir, d'en savoir plus,parce qu'il savent où ils en sont, et ne la "ramènent" pas avant d'avoir un jour, eux aussi, gagné le droit de "cracher au vent"
Mais tous les emm..! qui manoeuvrent en permanence comme des patates, ne sont pas capables de changer une clavette d'hélice ( qu'ils n'ont d'ailleurs pas à bord) en mer , ou changer un filtre à gasoil et qui tirent les fusées par beau temps, qui ne ralentissent pas en passant devant une petite embarcation, qui viennent prendre l'orin de votre bouée de plongée dans l'hélice de leur engin à pétrole ( mais si! j'ai vécu ça! après quoi je me suis fait plaisir à lui procurer l'émotion de sa vie! )
ne sont pas des gens de mer
Il faut les cantonner entre des bouées, sous la surveillance de gendarmes qui s'en feront un plaisir
Jusque vers la fin du 19° siècle, les yachts hauturiers avaient à bord un ou plusieurs canons. ( Faut dire qu'il y avait encore des pirates Barbaresques au Maroc, qui allaient faire de petites croisières agréables et fructueuses en Méditerranée) . Il y a des circonstances ou j'aimerais bien avoir un canon sur ma "Frégate".
Je répète, manifeste, insiste, qu'un individu à peine capable de piloter un pédalo n'est pas un navigateur . C'est une espéce de touriste maladroit, et généralement mal élevé ( même quand il n'est pas saoûl ). De savoir signer un chèque - ou une demande de crédit - n'a jamais conféré la moindre compétence en navigation. Pas plus qu'un "permis-bateau": une copine patronne d'une agence nautique me dit un jour, toute heureuse, qu'elle avait loué une belle vedette à un quidam qui lui avait montré ses permis. Je lui ai répondu seulement " attention "Chica", s'il t'a parlé de permis, c'est qu'il est nul. A la mer , on ne parle jamais de permis, seulement des navigations qu'on a fait." Cela n'a pas manqué: perte totale du bateau - et accessoirement de la saison pour le propriétaire.
ces balourds nautiques
dans toutes les Marines, on les appelle des ELEPHANTS
La chasse aux éléphants est ouverte
protégeons la Savane !

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : mar. mai 27, 2003 10:35 pm
par tschai
Salut,
aller rapidement j'mets mon grain de sel:
-Uniformes: :twisted: "si un homme peu marcher aux pas sous un drapeau au rythme d'une musique c'est qu'il a reçu un cerveau par erreur car la moëlle épinière lui suffirait largement " - A.E.
-Femmes: ben j'ai beaucoup navigué en solo et au bout d'un moment j'ai eu envi de ne plus l'être, seul, non que je m'emmerdais mais je voulais partager ses sensations que nous connaissons. J'ai trouvé une doudou qui ne connaissait rien à la voile, elle adore, y est heureuse et a envie de voir plus (je sais j'ai du cul! :lol: ) comme ça je fais toujours tout à bord mais plus seul...
A plus sous les cocotiers,
_/)

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : mer. mai 28, 2003 8:10 am
par Windjammer
Au fond, les clichés n'apportent rien de neuf, pas même le pétillement d'un mot d'esprit.
A relire les propos du "Baba" dans mon mot du 25-05 de ce mois.
Ah,qu'il est bon de cracher dans la soupe! et aussi d'être finalement satisfait que d'autres fassent le sale boulot à notre place, en nous permettant de divaguer à peu près tranquilles sous les cocotiers sans trop de risque d'yêtre rôtis pour un repas de fête, ou , d'une manière plus contemporaine détroussé, racketté ou pris en otage. A la grande époque de Tahiti - celle qu'ont saccagé les Européens, le plat de choix était les femmes, probablement moins coriaces, et le morceau de roi était les mollets. Il y avait aussi une façon traditionnelle de se battre spectaculaire, rappelant un peu les joutes sétoises, mais en mieux: les pirogues s'abordaient par l'avant, et on s'entretuait à la file, les derniers qui restaient avaient gagné.
Et le jour ou l'illusion ou la prétention ont atteint leur limite, comme on l'attend avec impatience cette frégate, vedette ou hélicoptère, pourtant bourrée de gens en uniforme, et comme on compte sur leur intelligence leur courage et leur compétence!
J'aime bien les Babas, ce sont des gens charmants, qui généralement ne feraient pas de mal à une mouche. Quand la fumée n'a pas totalement envahi leur cerveau - et peut-être aussi leur moelle épinière - susceptibles parfois d'idées intéressantes par leur originalité.
Il s'en retrouve souvent à mon bord, et pas seulement aux escales.
sans doute à cause du côté très libre et "cool" de mes navigations.
A partir de force 5, la mer prend le relai, je mets l'esprit cool entre parenthèses, pour éviter le massacre. J'ai eu une fois un blessé sérieux: un équipier sympathique dont j'avais évidemment évalué le potentiel , donc les limites; interdit de pont pendant les manoeuvres un jour de près par force 5, il était monté pendant que j'étais occupé à l'avant du bateau, lors d'un larguage de ris. Il est tombé sur le dos sur une manivelle de winch, le point d'impact situé près de la colonne vertébrale , assez sérieusement blessé pour que je me sente obligé de faire route inverse pendant une demi journée, afin de l'ammener à un hopital.
Disons que la mer n'est un terrain de jeu facile que devant la plage ( ou devant la télévision: on ne risque pas de se faire du mal en regardant "Thalassa", même par force 10 , ou en lisant un bon bouquin )
on ne répètera jamais assez que, lorsque les choses commencent à aller mal, on ne peut pas s'arrêter: il faut boire la coupe jusqu'à la lie, et, si possible, en sortir vivant, avec ceux -ou celle- qu'on a emmenés dans cette galère. Celui qui prend la responsabilité d'un voyage en mer - propriétaire ou locataire, n'a pas à abdiquer lorsque les choses tournent mal. Sinon ce n'est qu'une larve, qui ne mérite que le mépris pour avoir pris cette responsabilité et s'y être dérobé au moment où elle devenait le plus nécéssaire.
J' ai rarement senti aussi fortement cette reponsabilité que lorsque, matelot de quart sur un cargo qui fonçait dans la nuit, j' en sentais le poids envers les 10 marins qui dormaient en confiance, envers les pêcheurs ,pas manoeuvrants à cause de leurs filets, et aussi envers les plaisanciers avec leurs feux de route pas toujours allumés, ou pas bien visibles.
. Les femmes? Il y a les "femmes de mer" ou celles qui sont compatibles, et les autres ( comme il y a les hommes de mer et les pachydermes ). Toutes les théories politico-sociales et la pensée correcte et conforme n'empêcheront pas que la France est, à 99,99 % , un pays de "terriennes". Je suis d'autant plus à l'aise pour l'affirmer que je n'ai jamais manqué de "charmantes" à bord, certaines même très efficaces, évidemment triées sur le volet en fonction de la navigation projetée.
Le plaisir de naviguer ne se nourrit pas de drames
Je sais depuis que je navigue que, si je perdais un passager - et n'en avais pas d'autre à ramener à terre - je refuserais de revenir vivant; pourtant Dieu sait si j'aime la vie!
D'être "gentil" ne rendra pas la mer gentille.
"la mer respecte ceux qui la respectent"
bon vent à tous!

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : mer. mai 28, 2003 11:01 pm
par tschai
Salut Windjammer
Ne te permet pas de juger les gens que tu ne connais pas.
Je ne permetterais pas de faire la même chose, avec tes propos fort intéréssants à rallonge il y aurais de quoi.
Remarques:
1- J'suis pas un baba avec le cerveau enfumé sinon j'crois que j'irais pas en mer, fénian de trouner mes winches et de remonter mon mouillage à la main.
2- Des tôles j'en ai pris et ne me raconte pas ce qu'est le très gros temps.
3- Y avait pas de cannibales à Tahiti. Aux Marquises oui.
4- Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, y a uniforme et uniforme, avec ta grande intelligence j'aurais pensé que t'avais compris cette citations.
T'es quand même limite, un forum c'est fais pour échanger des idées, par pour les juger, y a CERTAIN uniformes pour ça.
En attendant la parole divine...
A plus
_/)

Pourquoi fait-on de la voile ?

Publié : jeu. mai 29, 2003 11:51 am
par Windjammer
Naviguer avec de la chance, c'est toujours possible, même au plus ignare qui sera tout fier le temps que cela durera. Et le jour où la chance n'est pas au rendez-vous, on a le temps de penser ( à la différence des accidents de voiture, qui se passent en quelques, voire quelques fractions de seconde, ceux de bateau laissent la plupart du temps le temps de venir, voire d'intervenir si l'on a quelques connaissances.)
J'ai connu un Baba qui a traversé 2 ou 3 fois l'Atlantique sans compas: il est vrai que la cible est large, même si celle des têtes de coraux ne l'est pas toujours. Il a donc un jour disparu: peut-être existe-t-il encore plus ou moins sous la forme d'un requin.
Dans les années qui ont suivi 1960, c'était la mode, il y a eu une quantité de constructions de bateaux ( les plus gros possible). Certains ont été mis à l'eau, dont quelques-uns ont navigué. Il en reste peu: ce sont les survivants.
Un forum, c'est pour échanger des points de vue, des informations, des conseils, et quand c'est sur la mer et la navigation, ce n'est pas pour ne rien dire, mais d'évoquer tout ce qui peut intéresser quelqu'un qui veut entendre parler de la mer et de la voile.
Quand on a quelque chose à dire, on le dit ,même si ça fâche: le lire ou l'entendre a déja parfois sauvé la vie de quelques-uns, la mienne en particulier.

J'ai retrouvé un ami Baba , d'une énergie et d'une persévcérance peu commune qui, avec sa femme et ses deux neveux, a construit en 8 ans une goélette à 3 mâts, un vrai navire,sur ses prores plans, et navigué avec.
Tout en la finançant de A à Z par son travail, et en logeant d'abord dans una cabane, puis dans le bateau.
comme cela mérite le détour, un beau voilier est une oeuvre d'art, et contempler une oeuvre d'art est ce qui nous distingue des goëlands ( qui ch... dessus), je vous communique les adresses qui permettent d'y jeter un coup d'oeil:
http://site.ifrance.com/dumj/toumelin/ABOUT.HTM
http://pierrebras.free.fr/martinique/toumelin1.html
Je me presse, car il fait vraiment beau, et je pars tout de suite naviguer en PLAISANCE pour 3 à 4 jours.
Mea culpa pour avoir attribué aux Tahitiens ce qui appartenait aux gens d'à côté: il faudra que je révise mes classiques. Pour le captain Cook, par contre, j'en suis sûr, c'est aux îles Sandwich, au nom prédestiné ( quoi que je pense qu'il a été mangé rôti plutôt qu'entre deux tranches de pain)
Hasta Luego