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Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mar. mai 20, 2003 11:57 am
par piccolo
C'est bien pour cela que je ne souhaite ni femmes à bord, ni animal défendu. D'abord les femmes, depuis la nuit des temps, elles ont le triste privilège de rendre les hommes fous, qui s'en passeraient bien d'ailleurs, tellement il y a de choses constructives à faire sur un bateau, comme de se forger une amitié solide avec les copains du bord. En plus de cela, je ne sais si vous l'avez remarqué vous aussi, j'ai l'impression que plus on avance dans le temps, plus les 'féministes' ou assimilées 'ne supportant rien ni personne' sont légion dans nos villes, superficielles et braillardes.
Ah ces femmes, vastes sujets aux humeurs sans cesses changeantes... La blague que je vais vous conter va détendre, je crois un tantinet l'atmosphère, pour le bien de cette petite communauté, et raccorder, et les uns, et les autres, vers un consensus bien mérité. Prèts ? Allons-y gaiement : "Vous savez pourquoi il ne faut jamais se mettre en dessous lorsque l'on fait l'amour à une blonde ? Réponse : Vous avez déjà essayé de remplir une cruche à l'envers ?" ou bien "Vous savez comment se sentent les neurones dans le cerveau d'une blonde ? Réponse : Désespérément seuls... ". Il y en a d'autres, mais je crains que la veste de quart ne rougisse davantage à la vue de ces blagues idiotes, qui pourraient me valoir aussi un procès en diffamation, tellement c'est bien parti... Il n'empêche, de grands navigateurs trouvaient les femmes utilitaires, c'est-à-dire bonnes à une chose sur un bateau... Ils s'en passaient le reste du temps. C'était le cas de M. Bardiaux qui venait de la terre. Tout cela a été amusant à raconter, mais pour en revenir aux choses sérieuses, je connais une navigatrice, oeuvrant seule, sans mâle aucun, qui sort même et surtout par mauvais temps. Elle possède une solide culture maritime, et n'accepte pas qu'on lui rabatte les oreilles avec des histoires de plastique sur un bateau. Pour elle, un voilier digne de ce nom est en bois! Na !
Bon j'arrête, et m'en vais retourner de ce pas faire des courbettes à mon patron... Bonne après midi à tous.
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mar. mai 20, 2003 5:29 pm
par piccolo
Alors là Tamata, je ne suis pas très content, mais pas du tout content de votre réponse, bien qu'elle ne me soit pas personnellement adressée.
Vous vous permettez de juger qqun de fort sympathique, que vous ne connaissez pas, après l'avoir agressé sur ce forum ; il n'avait rien fait d'autre qu'émetre un avis, que vous avez trouvé contraire au votre et auquel d'ailleurs, personne n'avait répondu : celui des femmes et de la navigation. Pas de quoi monter sur le mont Everest.
Vous êtes montée aux rideaux toute seule, avec des phrases directes, et sans connaitre les intervenants, qui discutaient sans vous.
La moindre des choses aurait été de vous présenter, avant d'entrer en attaquant quelqu'un d'intéressant. C'est bien dommage, et cela révèle votre personnalité.
Je pense qu'un forum doit être un lieu de débat, car il est normal que nous nous exprimions tous, et si c'est fait avec humour, tant mieux -je reconnais que le mien attire parfois la colère et n'est loin s'en faut, pas toujours du meilleur gout-.
Quant à parler de perruque, méchanceté gratuite et idiote, qui sied parfaitement à ceux qui n'ont plus rien à dire. Si c'est la même chose sur un bateau, ça doit être génial de naviguer avec vous.
Quelle prase dans le texte vous permet d'affirmer que Winjammer est imbus de lui-même ? Aucune. C'est une vue de votre esprit, un amer imaginaire que vous vous êtes créée. Si vous vous sentez persécutée, il y a des cliniques qui soignent ces maux là. Peut-être ont-elles pignon sur web.
Mais à mon avis, vous êtes arrivée sur ce forum, en étant déjà énervée, et le mieux dans ces cas-là, est de se calmer avant. Il y a de fortes chances pour que vous soyez qqune de très sympathique, au même titre que les autres intervenants, et qu'en mer, vous feriez sensation, dans le petit et dans le gros temps. Alors un petit effort, je suis sur que nous pouvons tous, et sans énervement aucun, trouver l'anecdote qui nous fera rire, sur ce forum, et qui nous permettra d'y voir un peu plus clair, dans notre propre jeu.
Pour répondre à Windjammer, qui a toujours un petit proverbe savoureux dans sa manche, il y en a un de Schiller, applicable à l'homme et la mer, et que j'aime assez : 'L'homme ne joue que là où il est homme dans sa pleine signification, et il n'est homme que là où il joue'.
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mar. mai 20, 2003 10:39 pm
par Windjammer
Mettre le feu au lac, cela pourrait générer des problèmes, mais à lOcéan ( ou à la Méditerranée), quel cataclysme! C'est ce qu'a entrepris notre pétroleuse en s'évertuant à tenter d' incendier le "Forum"
Tamata nous montre bien, et avec une évidence éclatante (vrai, je m'éclate à ces propos, sur un bateau il n'en serait sans doute pas de même), qu'il y a des femmes qui n'ont vraiment rien à faire à bord. Elle veut en découdre, ce qui prouve qu'elle reste encore attachée aux travaux d'aiguille.
De toute façon, si tout le monde allait à la mer , quelle cohue ce serait : sans doute comme le bassin d'Arcachon un Dimanche de Juillet à marée basse (dans les 30.000 bateaux sur 5x10 kilomètres. Et puis, il y a les sentiers de randonnée, marcher dans les forêts, ça calme, c'est assurément moins stressant que la mer.
Donc je maintiens, et maintiendrais même la tête sur le billot qu'il y a des femmes , même agréables à terre qu'il vaut mieux éviter d'embarquer si l'on veut éviter de gâcher sa sortie ou sa croisière , ou même son ménage ( des hommes aussi, mais d'une manière moins générale ).
Qu'on ne vienne pas me dire que je suis misogyne. Pas avec une femme dans chaque port!
Je serai d'autant plus ferme dans ,non pas mon opinion, mais la
prise en compte d'une large observation statistique, qu'il m'est possible de rendre hommage sans me contraindre à mes "copines de bateau": la douce Hélène qui fut la meilleure hôtesse de voilier-charter que j'ai connue, courageuse et confiante; Eliane, la fine pilote de planeur, talentueuse artiste de surcroît, à qui j'ai appris la voile en deux heures et avec qui j'allais chercher des voiliers le long des côtes du Languedoc sur un minuscule scooter ; Madame de C... avec son caban délavé et sa coiffure impeccable, inséparable de son vieux "Cazavant" en bois, dernière à chaque régate et heureuse; Annick (mais c'est une Bretonne) râleuse et parfaite équipière sur n'importe quel bateau, du plus grand au plus petit; une autre Annick , ma cousine, qui, pour son " baptème de voile" m'a accompagné de l'île de Ré à Douarnenez sur un petit catamaran; Sonia sur son chalutier, à terre d'un charme rayonnant qui faisait oublier ses épaules de camionneur, et qui ne buvait pas des "Vittel-fraise" ( elle est Polonaise,cela aide), et les autres, plus souvent en ciré Cotten qu'en Musto. ( il ne manquerait plus maintenant qu'il se trouve quelqu'un pour s'aviser que je suis contre les Musto ou les porte-Musto! Ce sont des vêtements très confortables et bien adaptés, ce qui n'est pas négligeable en mer)
Je vais maintenant tourner la page de cette logomachie, qui n'est amusante qu'un temps limité, et qui pourrait assez vite devenir acerbe , en tout cas lassante, sans intérêt, alors que tout ce qui concerne mer et navigation est inépuisable. Il y a beaucoup plus fort que les vents des modes et des idéologies dans les constantes de la mer et des hommes devant la mer.
Il ne faudrait pas oublier que , si la finalité des bateaux utilitaires a été et est de transporter des matériaux, du carburant, de la nourriture ou des passagers, voire des idées à coups de canons ( même des idées rouges à coups de canons pas de rouge - un peu lourd je l'admets, mais c'est comme c'est venu, vu l'heure tardive), celle de nos "navires" est essentiellement de nous faire plaisir, de prendre la vie du bon côté et de ne pas nous "prendre la tête",avec des gens "compatibles". En quelque sorte de choisir nos voisins , éventuellement nos voisines.
Je compte les semaines qui me séparent du jour où je vais sortir mon inséparable "mini-Morin" qui pour l'heure repose dans une vitrine, entre la maquette d'une pirogue polynésienne, un "cercle hydrographique", et la casquette d'un marin soviétique que j'ai retrouvée sur ma tête après une soirée de fraternisation fort arrosée, comme il se doit entre Bretons et Russes. Ne sachant pas à qui elle était, je l'ai ramenée. Depuis, le régime politique a changé, les casquettes aussi.
Hasta Luego
Addendum (qui se traduit par post scriptum chez les irréductibles Gaulois): mon e.mail fonctionne en ce moment en sens unique (réception) ou par l'intermédiaire de sites comme Seamply. J'ai eu des problèmes avec Internet Explorer - apparemment je ne suis pas le seul -J'ai essayé de le doubler de "Netscape" avec le résultat de paralyser en partie la messagerie. D'où notamment l'impossibilité momentanée d'envoyer photos ou fax de documents.
pour le jour où il fonctionnera, c'est: eval(unescape('%64%6f%63%75%6d%65%6e%74%2e%77%72%69%74%65%28%27%3c%61%20%68%72%65%66%3d%22%6d%61%69%6c%74%6f%3a%73%66%65%72%72%61%72%69%73%40%74%69%73%63%61%6c%69%2e%66%72%22%3e%73%66%65%72%72%61%72%69%73%40%74%69%73%63%61%6c%69%2e%66%72%3c%2f%61%3e%27%29%3b'))
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mar. mai 20, 2003 10:44 pm
par piccolo
Bonsoir Windjammer,
En réponse à votre courrier du 18 mai, et que je viens juste de redécouvrir, je souhaiterais apporter mes réponses. C'est vrai que même à coté d'un quai, ou d'un ponton encombré, le ventre de la 'mère', est cet endroit magique où le temps s'arrête, et où l'on se retrouve enfin, dans toute sa quiétude, toute sa plénitude. C'est ainsi, et on pourrait chercher à l'expliquer à l'infini que ça ne changerait pas grand chose. On est bien, c'est tout. A ce propos, j'ai remarqué qu'en mer, on revient aussi aux choses de base, à la simplicité. Combien de sourires échangés, avec ceux du même ponton, après une journée de navigation, alors que les bateaux s'étaient juste croisés... Et des sourires d'enfant, des sourires de joie simple. C'est aussi cela que je recherche, lorsque je reviens, de mes courtes péripéties. Quant à la vie urbaine que vous qualifiez de 'bruyante et pleine de fureur", je vous rejoins, même si j'ai la chance d'habiter dans une région épargnée par le grand cirque des grandes villes. L'homme avance, et plus il avance, plus il fait du bruit. Espérons qu'un jour, il se calmera, et reviendra à la raison. Je n'y crois pas trop mais bon...
Pour l'hospitalité sur le bateau, idem à vous, bien que j'aie la facheuse habitude de demander à mes hotes d'avoir des chaussures propres, au prétexte que je viens de repeindre le pont par exemple, ou autre excuse sortie droit d'un chapeau que je porte avec joie, dés qu'il faut rassurer le bateau. Mais je reçois, et en principe, chaque fin de semaine, c'est la réunion à huit clos, des habitués, qui sirotent une bière, à l'abri des regards, biens au chaud dans le carré.
Maintenant si c'était un militaire ou un douanier, je ne sais si je pousserais le bouchon jusqu'à les inviter... D'ailleurs ils le font bien eux-mêmes lorsqu'ils controlent... Alors...
Par contre pour les escales aux rencontres inoubliables, je ne peux parler de ce sujet, car il m'est étranger, mais je comprends votre opinion pour avoir, jadis, travaillé en Guyane. J'ai fait des rencontres qui me manquent parfois, car elles étaient simples, allaient vers l'essentiel. Surtout de pauvres bougres, à la recherche d'une vie matérielle meilleure, bougres terriblement attachants. -Je suis resté un an à travailler sur le département de la Guyane, que j'eus toutes les peines du monde, d'ailleurs, à quitter-.
Pour ce qui est des gens sympathiques, et du peu importe de la condition sociale, j'irais dans votre sens aussi, puisque je fréquente des gens dont le pouvoir d'achat est bien plus élevé que le mien, mais qui, à la lueur de leur conversation, me rassurent car cela ne les rend pas plus heureux. Ils se créent juste un peu plus de besoin que moi, et en sont parfois affectés. Certains de mes amis gagnent vraiment bien leur vie. Quand ils me demandent, les yeux plein de surprise depuis combien de temps je navigue, et que je leur réponds, à eux qui viennent juste d'acheter leur premier bateau, ils paraissent affectés, par tout le temps qu'ils ont perdu de n'avoir pas connu ces joies simples. Là je me dis 'petit, tu n'es pas si malheureux que ça'. Je connais aussi des gens pauvres, qui vivent sur leur bateau, et je les imagine, lorsque le vent se lève...
Bon je m'arrête là, et vous souhaite une bonne soirée. Jm.
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mar. mai 20, 2003 10:55 pm
par piccolo
Votre adresse ne fonctionne pas, et c'est le serveur qui est en cause. Auriez vous par hasard changer de fournisseur d'accès ces derniers temps ? Bonsoir.
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mer. mai 21, 2003 2:06 pm
par Windjammer
Je crois avoir dépanné ma messagerie: las de chasser le bogue au travers des arcanes des programmes, j'ai sabré toutes les "améliorations "faites depuis le 25 Avril, date à laquelle je suis certain que le programme fonctionnait. En 5 minutes, c'était réglé, par remplacement de la configuration du jour par celle, conservée, du 25 Avril. Un essai, et cela fonctionne. Donc plans, croquis et photos vont de nouveau pouvoir voyager. J'ai déja envoyé une photo, qui est partie, j'espère qu'elle va arrive, à un propriétaire de "Delph 26", et me prépare à envoyer un dossier photo à un "voileux" intéressé par le côtre de Carantec.
Parmi les avantages d' "Internet", est qu'il ne coûte rien d'envoyer photos et documents.
Pour ce qui est des gens en uniforme, ce sont pour moi des êtres humains avec un uniforme sur le dos, en ce qui nous concerne souvent des marins, anciens marin ou gens du littoral qui comprennent souvent nos problèmes. Beaucoup m'ont rendu des services , ou bien ont fermé les yeux sur ce qui m'eut valu les foudres de la règlementation. (à ne pas confondre ces gens avec les gendarmes et CRS lâchés tous les étés sur les côtes, voire même plus au large: ceux-là , il leur restera toujours de la terre accrochée aux clous de leurs godillots, et, pis encore, dans leur tête .Si encore ils avaient l'excuse de savoir naviguer et manoeuvrer un bateau!). Je me souviens que, débarquant à marée basse et en complète infraction, j'ai vu en levant la tête que se tenait en haut de l'échelle de quai le Syndic des gens de mer local - dont je n'ignorais pas la réputation de "peau de vache"-; et j'ai aussi vite vu qu'il regardait avec obstination un point à l'horizon, en une fraction de seconde, j'ai compris qu'il ne voulait pas me voir, et que , par courtoisie envers cette bienveillance , je ne devais pas m'attarder - ce jour-là, je ne l'ai pas salué -. Et le galonné de Cadiz qui me demande de remplir un papier où il fallait déclarer le nombre de canons et de tubes lance-torpilles qu'il il avait à bord, puis, voyant que cela m'ennuyait , le remplit lui-même, et, la chose faite, dit dans un soupir "Que calor!", ce que je n'ai pas eu besoin d'interprète pour comprendre. Et, une nuit tombante, dans un petit port espagnol,cette arrivée d'uniformes, droit sur nous: capitaine de port, douaniers, Guardia Civil, militaires fusil à l'épaule... nous nous regardions, mon équipier et moi en murmurant: "bon sang, qu'est-ce qui va nous tomber dessus ?", et pis encore quand un porte-galons commence à dire: " nous sommes vraiment désolés pour vous.... votre Président vient de mourir. C'était un grand président ( de Gaulle) . Alors avec un lâche soulagement, nous avons arboré nos mines les plus hypocritement graves, salués ces aimables autorités et mis le pavillon en berne.
A La Goulette, en Tunisie, arrivait à grands pas un douanier, dans son bel uniforme, devant la troupe des dockers, les bras ouverts, avec un grand sourire, et s'exclamait : "Bonjour, les amis!". Et celui de Motril ( mais à Motril, tous les gens sont extrèmement accueillants et aimables.) Et le capitaine du port de Sines, au Portugal, qui m'a fait amener sans aménité par un marin habillé de blanc sale, attendre un long moment dans une sorte de local de garde à vue , au point que je me demandais quelle connerie j'avais bien pu faire, et reçu avec une franche poignée de main, me demandant en excellent français ( et sans accent, ce qui m'a étonné ) si j'avais besoin de quoi que ce soit, et si cela était, de simplement le lui demander. Et tant d'autres un peu partout.
Ceux dont l'uniforme sert de stimulant à leur connerie intrinsèque ne sont pas la majorité.
Un jour, je longeais la côte Sud de l'Espagne, avec à bord un "Baba-cool", deux "Bimbos" de Saint Germain des prés, et un bourgeois de Monpellier habituellement propriétaire d'un bateau à moteur et grand amateur de Pastis. Notre route vint donner droit dans un exercice de débarquement de la 7ème flotte américaine accompagnée d'.
unités espagnoles, dans la grande baie avant Almeria. Peu désireux de faire un détour de plus de 30 milles, je décidai de traverser carrément la formation, ce qui n'est pas du tout convenable ( je dirai même que c'est officiellement interdit) . C'est ainsi que nous avons longé, à une quinzaine de mètres, un porte-avions. Les marins, penchés sur les bastingages, nous regardaient d'en haut, cela leur procurait de la distraction. Nous étions sidérés: un porte-avions, c'est énorme. Le "Baba-cool" était sidéré, lui-aussi: le spectacle avait déclenché chez lui une intense réflexion, qui lui a fait donner la conclusion de l'incident: "eh oui, c'est grâce à "ça" que nous pouvons faire ce que nous faisons en ce moment".
Attention, ce n'est pas en ce moment qu'il faut se frotter trop près aux navires militaires américains, avec les attaques à l'exlosif qui ont eu lieu ces derniers mois. On risquerait de faire les frais du raisonnement: "entre un bateau de n+1 millions de dollars et un voilier de 10.000 dollars, il n'y a pas de risque à prendre"
dans les "forums", il y en a un " café du commerce" qui est un peu perdu et , à mon avis, fait en grande partie double emploi avec "la voile". C'est l'inconvénient de l'émiettement et d'un parti-pris trop analytique. Je leur ai laissé en mot en leur suggérant de nous rejoindre.
à plus tard,
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mer. mai 21, 2003 2:42 pm
par CE
Bonjour
Il devient difficile d'intervenir ici , tant le niveau est eleve ! Je vous prie d'excuser pele-mele , la pauvrete de mon langage pour les uns et celle de mon ortographe pour les autres .
Je trouve , en effet que vous finissez par rendre les commentaires tres crispes , car les intervenants craignent trop d'etre critiques . De grace ne reservez pas ce site seulement a ceux qui ont la chance de manier si bien la langue .
Nous faisons notre possible pour etre a la hauteur , soyez indulgents je vous en prie !
Quant aux reflexions a propos des femmes a bord , de la part de Piccolo je crois , je les trouve surprenantes et peut etre un peu simples .
Si j'aime sortir en solitaire , il me manque toujours quelqu'un avec qui je peux partager mon bonheur , et , bien qu'elle ne soit pas passionnee par la voile , c'est avec ma femme que je passe les meilleurs moments en mer . Ce que nous partageons en mer ensemble est bien plus que la mer , ou la voile , c'est la vie .
Merci de votre comprehension
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mer. mai 21, 2003 5:07 pm
par piccolo
Bonjour Ce, Bonjour Winjammer,
Empétré dans une installation de nourrice pour hors bord, et cassant à chaque fois les petites pièces que me procure mon bienheureux accastilleur, j'ai passé l'après midi à courir de droite et de gauche, à la recherche de pièces que l'on trouve en A, et pas en B. Je croyais que Uship et Ad c'était quif-quif, et bien pas du tout.
Vos anecdotes sur l'uniforme sont intéressantes, et il semble que vous ayez beaucoup voyagé. Pauvre marin qui s'y prend une semaine à l'avance pour préparer avec un ami une petite invasion de l'espagne, par la côte, il semble que je sois loin de vos aventures, tant par la durée, que par la qualité. Mais comme dirait l'autre, chaque chose en son temps. Pour parcourir 20 milles, et dormir 3 nuits, plus s'il fait beau, Les Medes et l'Estartit, par le Creus, s'il vous plait, nous nous préparons comme si nous partions au bout du monde. Tout cela est bien marrant. Je suis étonné parfois de ma bêtise. Heureux tout de même que cette traversée puisse se faire.
Je vais réessayer de vous envoyer quelques histoires dont certaines vous paraitront sans doute bien naives, et en profiterai pour vous envoyer des photos, intérieur-extérieur, du bel oiseau, puisque vous aimez aussi les petits bateaux.
Pour Ce, je ne pense pas qu'il y ait un niveau culturel minimum, puisque nous arrivons à nous parler, et surtout à nous écouter. Ma modeste contribution à ce forum n'est due qu'à mon jeune âge, et je voudrais remercier ceux qui par leurs écrits, permettent à d'autres de s'évader un temps de leur condition, pour se sentir en liberté. C'est important chaque jour, de prendre un bol d'air, surtout s'il a le gout des embruns, ou du voyage. D'autant plus que ces anecdotes réunies pourraient faire un joli livre, si le sujet le voulait, afin de vulgariser toutes ces petites histoires vécues, vers le plus grand nombre.
Je ne pense au demeurant pas manier la langue correctement, tant j'ai de retard à rattraper en lecture. J'ai seulement observé -mais peut-etre aurais-je mieux fait de me taire ce jour-là- qu'une histoire sans fautes importantes, est agréable à lire, et attise la curiosité du lecteur. C'était en touts cas à cela que j'ai pensé lorsque je vous ai invectivé de la sorte. N'y voyez aucune ironie de ma part, j'ai suffisamment de défauts pour ne pas en chercher chez les autres.
Pour les réflexions sur les femmes, idem, c'était juste pour détendre un peu, et il est clair que ce n'était pas du meilleur gout. Je suis amoureux de ma fiancée, comme vous je crois, et mes écrits sortent souvent du cadre de mes pensées. N'oubliez pas que l'écrit est aussi fait pour tester l' autre, et savoir ce qu'il a vraiment derrière la tête.
Je trouve dommage que vous sortiez en solitaire, surtout si cela vous afflige. Je parie que de nombreuses personnes autour de vous, paieraient cher, pour avoir le droit d'arpenter votre pont, même au mouillage. Alors en navigation, ils seraient ravis. A vous de leur proposer une ballade, qui rapprochera vos âmes, et réchauffera vos coeurs. D'autant plus que faire des émules autour de soi, il n'est de pareille joie. Je suis persuadé que vous y arriverez, et vous souhaite bonne chance. Jm.
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : mer. mai 21, 2003 9:03 pm
par Windjammer
Bonsoir à tous,
Merci du courrier, Piccolo. J'ai un petit dossier sur les 6m50 dans ma base de données nautiques, mais rien sur le Piccolo. Quant aux récits de bateau, de mer et de côte, j'en ai toujours été friand, d'où qu'ils viennent.
Ce sont des petites tranches de vie de bateau , de gens de bateaux et de ceux qui gravitent autour
Je crois que j'ai encore des problèmes avec ma messagerie, alors qu'elle a fonctionné parfaitement jusqu'à ce soir. J'espère régler le problème , car je viens de penser à un livre :Costa Brava, d'Antonio Campaña et de Juan Puig-Ferràn (Barcelone 1963), trouvé chez un marchand de livres d'occasion, dont le grand intérêt en est les vues de parties côtes compactées ( en dessins ), qui facilitent grandement la navigation à vue quand on est près des côtes . Je les scannerai et vous les enverrai par mail dès que possible.
Pour ce qui concerne l'écrit, nous avons tous appris à l'école, le collège ou le lycée l'usage de la "langue de chez nous". Pour écrire agréablement à l'intentions de ceux qui nous lisent, et s'en faire comprendre, il suffit d'éviter le "charabia", les images tirées par les cheveux, user avec pécaution des mots incongrus -exotiques ou autres - et des mots à contre-sens, les répétitions, les lourdeurs; utiliser la ponctuation, et laisser courir la plume. Se relire systématiquement.
Chez les intervenants de ce forum, à une exception près, l'écrit se lit sans accroc, avec plaisir. Le style de CE est net, fluide, facile à suivre et à comprendre, agréable à lire et en bon Français. Que vouloir de plus?
Les incidents mécaniques sont une constante. Sur un bateau " normal", il n'y a que la mécanique, et , pis encore, l'électricité qui pose forcément, à un moment ou à l'autre, des problèmes. Aussi, moins il y en a, moins
on passe de temps les mains dans le cambouis. Cela dit, la mécanique, cela peut aider.
Petit détail: entre Cannes et Saint Tropez ( après Saint Tropez, on trouve du vent , par temps de Mistral) quand le vent passe de force1 à force3, on voit presque tous les voiliers qui s'empressent d'amener leurs voiles et de démarrer les moteurs! Ce n'est pas une galéjade.
A propos d'uniforme, j'ai eu aussi une soirée remarquable sur un sous-marin Anglais. Je donnerai peut-être des détails une autre fois, mais, par exemple, après avoir demandé où se trouvait l'interphone, j'ai fait chanter "le 31 du mois d'Août" à tout l'équipage. Nous étions 3 Français à chanter les couplets, et les 60 Anglais, complètement "cuits", chantaient à tue-tête le refrain (et M...! à la Reine d'Angleterre...etc) à travers tout le sous-marin, pensant, à juste titre, que c'était une chanson de mer traditionnelle française. Dans la chanson d'origine, c'est un roi, mais en Angleterre, c'est tout comme, et nous n'avions pas de roi à nous mettre sous la dent.
Le gag de fin de soirée a été, lui aussi, grandiose, mais ce sera pour un autre jour.
sur ce , bonsoir et à bientôt
Pourquoi fait-on de la voile ?
Publié : jeu. mai 22, 2003 6:27 am
par Windjammer
Bonjour à tous,
bonjour Piccolo,
ce matin, ma messagerie marche à merveille. J'ai pu enfin faire partir un dossier de plusieurs photos ( le côtre de Carantec), et , pour être sûr du résultat, j'en ai envoyé un exemplaire à ma propre messagerie.
En cas de blocage sur Tiscali, il y a aussi la possibilité sur: eval(unescape('%64%6f%63%75%6d%65%6e%74%2e%77%72%69%74%65%28%27%3c%61%20%68%72%65%66%3d%22%6d%61%69%6c%74%6f%3a%77%69%6c%6c%69%65%31%40%6f%72%65%6b%61%2e%63%6f%6d%22%3e%77%69%6c%6c%69%65%31%40%6f%72%65%6b%61%2e%63%6f%6d%3c%2f%61%3e%27%29%3b')), que je garde en cas de défaillance du premier.
Je vais commencer aujourd'hui à scaner "La Costa Brava", en commençant par les vues du Cap Creus à Rosas, de La Escala, des Mèdes au cap Bagur, du cap San Sebastian à Palafrugell. Les photos aussi sont intéressantes: elles sont prises d'un point élevé, ce qui permet de bien voir les rochers sous l'eau devant les plages et dans les calanques. Comme elles sont fort nombreuses ( c'est un ouvrage de photographes )
je les scanerai au fur et à mesure, au fil du temps.
Ce genre de document est pratique; il permet de rafaîchir sa mémoire avant d'entrer sur un mouillage. Pour ma part, je les range dans des transparents de protection ( ceux qu'utilisent les écoliers ) que je place dans un classeur en fonction de la traversée projetée.
Je trouve les guides "bien renseignés" trop touffus, il faut des documents rapidement consultés, et clairs pour éviter toute confusion. Les "où naviguer" de la revue "Bateaux" sont bien, car très "lisibles", quoique parfois un peu sommaires; je les scane systématiquement en fonction de mes navigations. Le "livre de bord Bloc Marine" est intéressant et pratique d'utilisation, notamment en ce qui concerne les plans des ports, quoique la partie livre de bord ne soit pas belle, mais, après tout, l'important, c'est ce qu'on y enregistre: des années après, il me plaît de rafraîchir de vieux souvenirs en parcourant quelques livres de bord que j'ai gardés au fil des années.
Pour faire le tour de la Corse, en "rase-cailloux", j'ai utilisé une carte IGN au 100.000, très précise - à la maison près-,bien plus riche en détails - notamment en amers - que les cartes marines, et sur laquelle figurent les lignes de sonde. Cela dit, les côtes de Corse sont généralement franches. Je n'ai pas utilisé ces cartes sur des côtes avec des avancées de roches et de nombreux écueils, il me reste à l'essayer.
sur ce , bonne journée