le mataf a écrit :
Quand on le voit comme çà, à l'envers, on pourrait penser que c'est une aile pour voler !
Tout à fait !
c'est bien pour cela que le terme de "glisseur" est tout autant approprié pour cette forme de carène si particulière ...
Regardez attentivement la documentation de l' époque ...
[Image externe indisponible : http://www.pccreation.net/dm/photos/20140530093508.JPG]
on y voit très clairement
l' absence totale de "V" de coque ( cadres verts )
la forme en "triangle" de la carène ( voir lignes "rouges ) ; j' ai ainsi "souligné que sur les 2 premiers mètres de la carène, il n' y avait quasiment pas de "portance" sur l'eau , la quasi totalité de la portance étant sur la moitié arrière de la coque.on le voit clairement sur cette photo où la partie au contact de l' eau est bien loin de l' avant alors que la coque est horizontale
[Image externe indisponible : http://www.pccreation.net/dm/photos/20140530102231.JPG]
Bref, il y avait une portance " dynamique " bien plus forte en navigation qu' à l' arrêt. Et plus la coque allait vite, plus cette portance augmentait.
Si 4 à 5 personnes montaient à bord ( on pouvait mettre à l' avant 2 personnes "costaudes" ou 3 plus "frêles" , à l" arrêt et au ralenti , la coque "plongeait" , piquait légèrement du nez de 10 à 30cm , ce qui au final , améliorait la visibilité du pilote ( je rappelle qu' à l' origine, sur le bateau paternel , le volant était à la place arrière droite ).
Et lors du déjaugeage, il n' y avait aucun "cabré", la carène se mettant simplement en position horizontale.
Une autre particularité de cette coque ( due à sa forme de "glisseur" ) était que, .. alors que le bateau était en hydroplanage ( ce qui arrivait meme à basse vitesse ) , si l' on coupait totalement l' accélération ( en ligne droite ... )
dans un premier temps la coque continuait à glisser et ralentissait ( selon la charge à bord ) doucement si 1 à 2 personnes à bord, et un peu plus nettement si 3 à 5 personnes à bord .
et dès que la vitesse n' était plus suffisante pour l' hydroplanage, du fait que la carène "en triangle" s' enfonçait dans l' eau , le "freinage" était plus marqué. Pour ceux qui ont fait du vol à voile, cela me rappelait l'effet ressenti , lorsqu' en phase d' atterrissage, le pilote utilise les aéro-freins qui "cassent" la "finesse" et l' efficacité des ailes.